Les sagas de la vitamine D

La carence en vitamine d triple le risque cardio vasculaire

Adit Ginde et coll. Etats Unis (Journal of Geriatric Society 2009) ont démontré récemment que la vitamine D joue un rôle essentiel pour activer l’immunité et éviter les rhumes et la grippe. Ils ajoutent à cela que cette vitamine joue un rôle vital chez les sujets âgés en réduisant le risque de décès notamment par maladies cardio-vasculaires.

 

Sclérose en plaques : une relation inverse avec la vitamine D

Pour la première fois une étude à large échelle établie un lien entre le taux sanguin de vitamine D et le risque de sclérose en plaques cette étude a été menée au sein de l’armée américaine sur 257 membres du personnel.

Au total les sujets dont les taux sériques se situaient dans la partie supérieure avaient un risque d’avoir une sclérose en plaques inférieur à 62 %. Publication « Jama » 20 décembre 2006.

 

Vitamine D et cancers

Y a-t-il un lien entre le statut en vitamine D et le cancer du sein ? Afin de répondre à cette question une équipe canadienne à étudier une cohorte de 500 femmes porteuses d’une tumeur mammaire, recrutés à Toronto en 1989 à 1999 et suivie jusqu’en 2006.

Première surprise, au moment du diagnostic, plus d’un tiers des femmes incluses présentait une déficience en vitamine D, près de 40 % une insuffisance en vitamine D et une sur quatre seulement avait un taux normal. Seconde découverte, les femmes déficientes en vitamine D ont rechuté quasiment deux fois plutôt que celles ayant un taux de vitamine D normale, et leur survie globale était réduite de 73 %.

D’après une communication de P Goodwin (Toronto)

Une autre étude publiée dans « Cancers Epidemiology, Biomarkers and Prevention », septembre 2010 montre que le risque de cancer du sein serait diminué de 25 % pour les femmes ayant un taux sanguin de vitamine D élevé, selon une étude menée dans la cohorte française E3N .

Une étude prospective sur 18 ans chez près de 15 000 hommes confirment qu’un taux suffisant de vitamine D et protecteur contre le cancer de la prostate. Les hommes ayant un récepteur de la vitamine D peu active sont plus à risque de présenter ce cancer s’ils sont en plus, carencés. « Plos »www.plosmedic.org. »

Sait ton vraiment quels rôles exacts peuvent jouer le calcium et la vitamine D dans la prévention des cancers ? C’est à cette question qu’a été consacrée la communication du Dr Charles Hagege (gastro-entérologues, pharmacologue, Paris). Selon lui l’ensemble des données épidémiologiques, physiopathologique et expérimentale accrédite un effet protecteur du calcium et/ou de la vitamine D vis-à-vis de nombreux cancer du moins chez certains sujets.

 

Vitamine D et troubles cognitifs

Un travail britannique conduit chez les hommes de 40 à 79 ans montre que ceux qui ont de faibles taux de vitamine D ont de mauvais résultats aux tests cognitifs toutes DSST. Des travaux complémentaires sont nécessaires pour voir si une supplémentation en vitamine D de préserver les fonctions cognitives. (Journal Neurol Neurosurg Psychiatrie, 2009).

 

Vitamine D et Parkinson

Une étude finlandaise avec un suivi sur près de 30 ans a montré qu’un taux de vitamine D faible prédit bien le risque de survenue de l’affection neurologique. Il se peut que la vitamine D se montre neuroprotectrice par le biais de mécanismes antioxydants, de régulation du calcium neuronal, d’une immunomodulation, d’une majoration de la conduction nerveuse ou bien encore d’une détoxification.

 

Vitamine D et diabète

Au 92e congrès annuel de « Endocrine Society » américaine, de présentation concernant le diabète de type deux mérite une attention particulière. Les résultats peuvent donner lieu à un aménagement facile des pratiques. Une carence en vitamine D est très fréquente chez des patients souffrant de diabète de type deux. Les auteurs trouvent une relation inverse entre le taux de vitamine D sanguin et la valeur de l’HbA1C. « Une mesure du taux de vitamine D, avec le cas échéant une supplémentation, devrait faire parti de la prise en charge routinière » souligne l’un des intervenants.

 

La Vitamine D : répulsif à virus.

Les infections rhino-pharyngées sont connues pour se transmettre très volontiers lors des rassemblements humains. Mais pourquoi avec prédilection en automne-hiver ? Un élément de réponse et de départ une équipe américaine. Ces médecins ont eu l’idée de rechercher un lien entre le taux sanguin de la vitamine, en automne, hiver, et le risque respiratoire. Une étude en double aveugle a été menée auprès de 198 adultes sains au cours des saisons froides 2009-2010. La corrélation se fait d’elle-même. Sur les 18 participants dont le taux de vitamine D s’est maintenu dans la fourchette haute le taux d’infection virale a été de trois cas. Chez les 180 autres, 45 % ont été atteints. Cerise sur le gâteau, les taux les plus élevés été associés à une affection plus courte. (PlosOne, 15 juin 2010).

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