La stévia

Les spécificités de l’édulcorant naturel issu de la stévia

Le rebaudioside A, un composé naturel issu de la plante stévia et qui possède un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du sucre sans apport calorique est maintenant disponible sous forme d’additif alimentaire.
Parmi les édulcorants, on distingue ceux qui ont un pouvoir nutritif, comme les sucres naturels ou les polyols et les édulcorants dits intenses, caractérisés par un fort pouvoir sucrant et un apport calorique très faible. Ces derniers comptent les édulcorants de synthèse comme l’aspartame ou la saccharine et depuis peu, un édulcorant naturel issu d’un arbuste apparenté à la famille des herbes aromatiques, la stévia. Cette plante sud-américaine est cultivée depuis des centaines d’années par les Indiens Guarani du Paraguay. Ils s’en servent pour adoucir les plats, sucrer les infusions, mais aussi comme plante médicinale contre le diabète. Les feuilles de la stévia contiennent en effet des composants, les stéviols glycosides, dont un en particulier, le rebaudioside A ou Reb A, possède un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du sucre. Ce composé ayant obtenu un avis favorable de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en juin 2009, sa commercialisation a été autorisée entant qu’additif alimentaire.

 

La stévia stimule la sécrétion d’insuline

« Les stéviols glycosides ont fait l’objet de plus de 80 études depuis une trentaine d’années visant à évaluer leur pouvoir sucrant et leur innocuité », a expliqué le Pr Fabrice Bonnet, endocrinologue au CHU de Rennes, lors des dernières Journées de nutrition pratiques
Dietecom.

Il apparaît ainsi qu’en plus de son absence de pouvoir nutritif du au fait qu’il n’est pas
assimilé par l’organisme, le Reb A n’entraîne pas les troubles digestifs fréquemment observés avec les polyols (ballonnements, diarrhées etc..). Selon le spécialiste, la stévia ne modifierait pas la flore intestinale et n’aurait pas d’effet sur la consommation alimentaire.
Enfin, les études n’auraient montré aucune toxicité cellulaire, ni d’effet sur la reproduction.

« Un autre aspect intéressant et presque paradoxal pour un édulcorant est que la stévia stimule la sécrétion d’insuline», a poursuivi le Pr Bonnet. Une étude in vitro menée sur les Îlots de Langerhans desouris a montré que le fait d’augmenter la consommation de Reb A entraînait une augmentation de la sécrétion d’insuline, avec un effet dose-dépendant.
« Cela pourrait avoir des applications intéressantes dans le diabète, mais des études complémentaires sont nécessaires» , a précisé le spécialiste.
Autre aspect l’hypothèse d’un effet anti-hypertenseur des stéviols , montré par deux études.« La stévia constitue donc une alternative très intéressante au sucre, en particulier pour les patients diabétiques chez qui on note souvent une appétence particulière pour le goût sucré et qui développent une restriction cognitive en s’interdisant toute alimentation
sucrée », a conclu le Pr Bonnet.

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